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bibliographie | la litérature moderne
Quand Bollack souligne, dans ses interprétations
herméneutiques et critiques, que Celan est un auteur au même titre que
Sophocle, il intègre un élément critique, puisque l'"auteur" est le
premier des interprètes. La science a comme point de départ la
reconnaissance d’une identité linguistique et d’une localisation
historique, et finit nécessairement par soulever la question qui, à la
base de la comprénension, se trouve dans l’œuvre elle - même. L’axiome
de Bœckh (formulé au XIXe siècle) à savoir que la connaissance reconnaît
du connu, est appliqué aux textes
dans le cadre d’une herméneutique littéraire. En dernière
analyse, seule une œuvre où l'acte de création
s’explicite lui-même peut faire véritablement l’objet d’une
interprétation. Une devise traditionelle comme textus interpres sui
peut ainsi être maintenue. De cette auto- réflexion, affirmée avec
de plus en plus d’insistance, se dégagent des points de vue propres à la
littérature, que J.B. a mis en relief: c’est l’usage idiomatique de la
grammaire et du lexique en premier, puis l'analyse et la réfection
subséquente des traditions littéraires dans l’œuvre qui se constitue.
Une étude de la facture permet de lire les auteurs antiques, comme les
auteurs modernes, dans ce cas français ou allemands, en accord avec leur
individualité propre. D’où le paradoxe, qu’il existe, d’une part, une
seule philologie, et que, d’autre part, il en existe autant qu’il y a
d’œuvres.
*L’Iphigénie
de Racine (manuscrit).
« En l’an de paille. Étude d’un poème
de Saint-John Perse (Vents) », Arguments 19, 1960, p.
37-40 (version all., Neue Rundschau, 1960, p. 757-766).
« Saint-John
Perses “Chronique” », Neue Zürcher Zeitung, Supplement 13,
novembre 1960.
„Ailleurs“ dans Honneur à Saint John
Perse, Paris, Gallimard, 1965, p. 338-344.
« Questions sur des réponses »,
Théâtre/public 87, Mai-Juin 1989 (numéro sur H. Müller), p. 46-51.
« Le parti
pris du mal » dans Cahiers du Renard 9,1992: Prétexte
H. Müller, p. 31 s.; J.B.-Heiner Müller, « Dialogue entre
vivants », ibid., p 63-71.
« La modernité de Hofmannsthal dans ses
Œdipe », Austriaca 37, 1993, p. 27-47.
« Le Mont de la mort: le sens
d’une rencontre entre Celan et Heidegger », Lignes 29, 1996, p.
159-188; repris. dans J.B., La Grèce de personne.
Les mots sous le mythe,
Paris, Seuil, 1997, p. 349-376; trad. all. de Werner Wögerbauer: « Vor
dem Gericht der Toten. Paul Celans Begegnung mit Heidegger und ihre
Bedeutung », Neue Rundschau 1, vol. 109, 1998, p. 127-156.
« La naissance du poète dans Haeres »,
dans M.-C. Bancquart (Hrsg.), André Frénaud “La négation exigeante”,
Colloque de Cerisy-la-Salle, 15.-21. août 2000, Cognac, Le temps qu’il
fait, 2004, p. 21-30.
« Die Dichtung und
die Religion. Zu Mallarmés Toast funèbre », dans Zeitschrift für
Ästhetik und Allgemeine Kunstwissenschaft, 51/1, 2006, p. 103-114.
« Dichtung wider
Dichtung. Paul Celan und die Literatur » (Poésie
contre poésie. Celan et la
littérature, Paris, PUF 2001; trad. all. de Werner Wögerbauer,
Göttingen: Wallstein Verlag 2006.
«
Un sonnet, une poétique – Mallarmé: Le vierge, le vivace... »
dans Mémoire et oubli dans le lyrisme européen; Hommage à John
E. Jackson, écrits réunis par D. Wiesner , P.Labarthe et J.-P.
Avice, Paris, Champion, 2008, p. 581-594.
(traduction allemande de Tim Trzaskalik :Ein Mensch zwischen zwei Welten.
Der Philologe Jacob Bernays, Wallstein Verlag, Göttingen, 2009).
«
X – Aus einem objektiven Tagebuch » dans Geschichte der
Germanistik. Mitteilungen, éd. par Christoph Koenig et Marcel
Lepper (Wallstein), 35/36, 2009, p. 97-110 (bilingue).
«
Die Welt wie sie 1930 war und aussah. Zu Freuds Unbehagen »,
in Franz Kaltenbeck, Peter Weibel (Hg.), Sigmund Freud. Immer noch
Unbehagen in der Kultur?, Diaphanes, Zürich- Berlin, 2009, p. 19-35 (tr.
du français par Tim Trzaskalik).
« Die Liebe – in Schranken » ( sur la correspondance
Bachmann-Celan, dans la présentation de Ulla Hahn,
Kultur und Gespenster, 10, 2010, p. 195-199.
« Un
sonnet, une poétique – Mallarmé: Le vierge, le vivace... »
dans Mémoire et oubli dans le lyrisme européen; Hommage à John
E. Jackson, écrits réunis par D. Wiesner , P. Labarthe et J.-P.
Avice, Paris, Champion, 2008, p. 581-594
(traduction allemande de Tim Trzaskalik : « Von Hinauswachsen der
Dichtung », Über Mallarmés
Sonett « Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui »,
Kultur und Gespenster, 10,
2010 : Literarische Hermeneutik, p. 149-163).
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