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bibliographie | histoire de la science et de la
discipline
La pratique philologique est inséparable pour
Bollack de l’histoire de la compréhension des textes, qui est
incontournable; elle s’offre d’elle-même, et conduit nécessairement à
une historicisation du travail. L’engagement de l’interprète se fait en
faveur de la signification et d'une imagination inentravée contre une
somme de traditions, qui ne cesse de la mettre en péril. La
comprehension suppose une rupture. Elle ne peut se faire que si l'on se
préoccupe de suivre la tradition jusqu'au bout. L’aspect sociologique de
l’investigation fut l’objet principal pendant les années de
collaboration avec Pierre Bourdieu – il s’agissait de reconnaître les
raisons culturelles et institutionnelles de lectures insuffisantes,
souvent imprégnées de préjugés évidents. Les conflits de
l'interprétation étaient objectivés. La comparaison des traditions
française et allemande, qui ont pesé sur le transfert des modèles depuis
le 18ème siècle, s’est révélée fructueuse. Dans la suite, la finalité
s’est précisée; il s’agissait d’avancer de façon systématique dans
l’exploration des opinions divergentes ou conflictuelles, antérieures ou
présentes. Dans le commentaire d’Œdipe roi, les structures
syntaxiques sont analysées: on parvient ainsi parfois à mettre en
concurrence une dizaine de compréhensions différentes. Bollack a pour
souci constant de mettre dialectiquement en question à l’Université même
les principes scolaires en vigueur, et de découvrir ainsi les règles
d’une philologie réflexive et générale. C’est dans cet esprit qu’il
s’est persuadé que c’est précisément par une ouverture à l’aide de la
critique littéraire, du théâtre et de la psychanalyse, que la discussion
pouvait faire des progrès dans l’enceinte de l’enseignement
universitaire, partout où l’intérêt pour la matière était plus réel et
plus vif.
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der Wissenschaft. Ulrich von Wilamowitz-Moellendorf, 1981
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*Theodor
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(éd.),
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«
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