bollack.Bibliographe | herméneutiqueJean Bollack
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bibliographie | herméneutique et théorie littéraireL’herméneutique matérielle de J.B. procède d’une analyse systématique du processus interprétatif auquel elle reste liée – c’est là sa particularité. Elle se comprend comme une théorie de la pratique philologique. C’est pourquoi ses réflexions sont souvent développées dans des entretiens qui accompagnent les livres qui viennent de paraître, ou dans des commentaires et des introductions, souvent très fouillées, comme celle d’ Œdipe roi. Elles ne ressortissent pas à l’herméneutique philosophique, en raison de l’accent mis sur le particulier et l’individuel, qui sont le propre de l’objet littéraire. Les théories, qui ont proliféré depuis plusieurs décennies, ont eu pour effet d’entraîner les disciplines philologiques dans une crise de légitimation, qu’elles ont précisément tenté de surmonter. Elles ont été mises à l’épreuve par J.B. pour leur portée cognitive; mais il renonce à intégrer des définitions conceptuelles ou esthétiques, qui sont inévitablement importées d’un horizon extérieur à celui des œuvres. La réflexion herméneutique a pour lui comme but de reconstituer l’acte originel de la création poétique. Il met ainsi en avant la notion d’ « intérêt », seule capable de permettre à l’interprète de penser la signification à partir de données internes. Si J.B. a cherché à soutenir un dialogue d’une part avec le théâtre, et d’autre part avec la psychanalyse, c’est qu’il y rencontrait un intérêt pour le contenu, qui souvent manquait dans les cercles universitaires. On peut dire que le noyau intellectuel de cette herméneutique, libérée des systèmes, s'y retrouvait dans les fixations fructueuses.« Les préalables de la recherche », Libération, 19 november 1981.« Le scandale de la tradition », Entretien avec D.
Eribon, Le Monde, 12 juillet 1981.
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1982, p. 5-8
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« La force et la difficulté de dire » (Entretien),
Théâtre/public 70-71, 1986, p. 8-12.
« A propos de 'traduction' » avec Pierre Judet de La
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Mnouchkine, Théâtre du Soleil, 1990, p. 7-8 (repris dans Les
Choéphores avec des notes de J.B. p. 5-6, 1992).
« De l’exil dans l’art », Préface à Angelin
Prejlocaj, Paris, A.
Colin, 1992, p. 16-19.
«Œdipe roi et la philologie », L’Ane
49, 1992, p. 28-35.
« Wie kritisch und hermeneutisch
sind die antiken Texte selbst? », dans R. Faber und B. Kytzler (éds.),
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110-119.
« Du côté du texte, du côté de l’interprète »,
Théorie, littérature, enseignement 11, 1993 (« Épistémocritique et
cognition » 2), p. 10-15.
« Texts
and their Interpreters: The Enterprise of Philology », dans
Substance. A review of theory and literary criticism,
71, 72 , numéro spécial: Epistémocritique, éd. par Noëlle Batt,et
Michel Pierssens = vol. 22, 1993, p. 315-320 (trad. par Priscilla H.
Barnum).
« Werke und ihre Interpretation.
Über das Herstellen von Sinn », dans Mitteilungen, éd. par le
groupe de recherche sur l’histoire de la germanistique, Deutsches
Literaturarchiv Marbach am Neckar, 6 (15 janvier), 1994, p. 1-8.
« Avec ou contre la langue », dans J.-M. Salanskis,
F. Rastier et R. Scheps (éds.), Herméneutique: textes, sciences
(Colloque de Cerisy, 1994), Paris, PUF, 1995, p. 101-116.
« Mythe et littérature », Les cahiers de la Villa
Gillet 10: la transmission, 1999, p. 5-15.
« La tradition revisitée. Entretiens avec J. B. » (
recueillis par B. Mezzadri), Europe 837-838, Les tragiques
grecs, 1999, p. 156-182.
« Débat sur Antigone », dirigé par A. Brauman
et B. Lemonnier, avec la participation de J. B. et G. Morel, Carnets
de Lille 5 (La section clinique de Lille), 2000, p. 21-27,
35-40.
« Paul Celan et nous » (conférence dans le cadre du
congrès « Celan », 15-17 mars 2000, Université de
Paris IV), Etudes germaniques 55, 2000, p. 363-380;
réimpr. dans R. Colombat, J.-P. Lefebvre et J.-M. Valentin (éd.),
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« Le problème de la double énigmatisation,
historique et lyrique », dans A. Corbea-Hoisie (éd.), Paul Celan.
Biographie und Interpretation. Biographie et interprétation,
(Colloque de Paris, 11.-12 octobre 1999, Maison Heinrich Heine), Paris
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2000, p. 77-90.
« Reden ohne Verstehen. Zu den
Voraussetzungen von Gadamers Celan-Lektüre » (Extrait de Paul Celan.
Poetik der Fremdheit ,
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17-18, 2000, p. 10-14).
„De la philologie au théâtre. La construction du
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„Szondis 'Celan-Studien' heute“, dans
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« Une autre Antigone, et un autre Œdipe », dans C.
Botella (éd.), Penser les limites. Écrits en l’honneur d’André
Green, Paris, Delachaux et Niestlé, 2002, p. 61–69 (trad. catalane
de A. Pons, dans Quaderns Catalans de Cultura Clàssica 18, 2002,
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« La poésie d'Archiloque », Poésie 99, 2002,
p. 84-86 (« Réponse à Bollack » de Michel Deguy, dans le même numéro, p.
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« La construction du sens dans Antigone de
Sophocle », dans J. et M. Bollack, M. Bozonnet, P. Guyomard, Ph. und V.
Porret (éds.), Antigone, enjeux d'une traduction, Editions
Campagne Première, Paris, 2004, p. 37-48.
« Celan lit Freud », Savoirs et clinique. Revue
de psychanalyse 6, Transferts littéraires, Toulouse, Érès, p.
13-35 (cf.. « Wie Celan Freud
gelesen hat », trad. all. de
Werner Wögerbauer, Psyche 59, Decembre 2005, p.1154-1196).
Avec F. Kaltenbeck et S. Lakhdari, « Editorial. Un itinéraire à deux voies », ibid, p. 7-11.« X– Aus einem objektiven Tagebuch » (x 2310, 2316, 2337,2338, 2340, 2342,2339, 2366, 2347, 2348, 2345) zweisprachig, übersetzt von Tim Trzaskalik in Geschichte der Germanistik, Mitteilungen, hg. von Chr. König und M. Lepper, Wallstein Verlag, 2008, 33/34, p. 28-40.« Le problème du mythe : de quoi est-il fait » dans Métamorphoses du mythe. Réécritures anciennes et modernes de mythes antiques, sous la direction de Peter Schnyder, Paris, L’Harmattan, 2008, p. 11-22.
« Ouverture : écriture et retraduction », dans
La Retraduction, sous la
direction de Robert Kahn et Catriona Seth, Rouen ( Publication des
universités de Rouen et du Havre), 2010, p. 21-30.
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